Vincent Barré et Sylvain Dubuisson
Du 10 décembre 2010 au 6 mars 2011
Musée des Beaux-Arts

Cet hiver, le musée des Beaux-Arts propose un événement inédit, la première exposition réunissant l'architecte et designer Sylvain Dubuisson, et le sculpteur formé à l'architecture Vincent Barré.
Véritable immersion des deux artistes au sein du musée et de ses collections, l'exposition invite le visiteur à arpenter les salles à la découverte des réalisations personnelles ou communes d'architecture, de sculpture, d'objets, de dessins, de photographies et de films, qui sont autant d'inventivités mises en espace et en scène.
Lampes, bureaux, assiettes, bougeoirs, théière, plats, verres, cuillères, bague, lit, horloge, miroir, tous ces objets du quotidien sont revisités, bousculés, avec des couleurs et des matières innovantes, et des résonances poétiques accentuées.
Douze sections scandent les espaces du musée : Ville, Érotisme et martyre, Noces, Temps, Vanités, Lumière et amour, Architectures, Voyages et pensées, Manger, Urbanité et mémoire, Repos, Corps.
L'exposition permet une rencontre entre la sculpture, qui laisse transparaître le rapport physique à la matière, et le design qui matérialise un trait, un concept. Le dessin, forme la plus essentielle de l'expression artistique, cristallise le point de rencontre de ces deux personnalités, issues d'un même métier, l'architecture, épanouies dans des techniques et des matériaux forts variés, parfois étonnants. C'est une histoire de design et de sculpture, l'histoire de deux hommes, amis depuis quarante ans, affamés de littérature et d'espace, de constructions et de rêves, qui sans cesse s'enrichissent mutuellement grâce au regard critique et bienveillant de l'autre.
Ouvert de 10h à 18h
Billet compris dans le prix des collections permanentes
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €

Accompagnant le mouvement de rénovation engagé dans les salles du musée de la Céramique, le jardin attenant à l'hôtel d'Hocqueville a été réaménagé par les équipes de la Direction des Espaces Publics et Naturels de la Ville de Rouen. Ceint des murs qui encadrent l'hôtel particulier et ses deux dépendances, organisé sur une terrasse, il témoigne d'un ensemble historique unique dont l'authenticité a été préservée et enrichie par un parti pris esthétique contemporain. L'entrée de la rue Jeanne d'Arc a ainsi été déblayée et replantée de haies de bambous. La pelouse du parterre central s'anime de massifs de graminées et de fleurs aux notes colorées, organisés dans des carrés asymétriques autour des buis taillés. Dans la cour pavée faisant face au musée de la Céramique, se déploie un mur végétal composé d'un réseau de câbles métalliques sur lesquels s'enroulent des plantes grimpantes : clématites, rosiers, jasmins. Unique jardin lié à un hôtel particulier ouvert aux publics en coeur de ville, ce lieu intime devient un nouvel espace de déambulation et de délectation.
Baptisé « Jardin Masséot Abaquesne », en hommage au premier grand faïencier normand, actif à Rouen entre 1526 et 1564, il tisse à présent des liens plus étroits avec l'hôtel d'Hocqueville et ses collections. Un terme de jardin en grès émaillé, représentant le dieu Pan, s'élève au centre de la pelouse. Envoyé à la Ville de Rouen par la Manufacture de Sèvres entre 1923 et 1930, cette sculpture monumentale de deux mètres trente de haut est issue d'un modèle créé par le sculpteur Maignan en 1913. Présenté depuis des décennies sous une haie au jardin des Plantes, il a fait l'objet d'une minutieuse et nécessaire restauration qui rend lisible son foisonnant décor et l'éclat de sa glaçure. Après démontage et transport au musée de la Céramique, le dieu des bergers et des troupeaux a ainsi été nettoyé par microsablage des noires plaques 'encrassement qui le recouvraient. Les fissures de sa gaine cannelée et de sa base étagée en gradins ont été rebouchées et consolidées. Remonté sur un système d'étais émergeant d'une base en béton qui l'isole de l'humidité de la pelouse, il est lesté de graviers dans sa gaine pour garantir sa stabilité en cas de tempête.
.jpg)
Séance de films expérimentaux proposée par l'association Braquage (www.braquage.org) et présentée par Sébastien Ronceray. Une séance pour questionner la représentation du paysage par le cinéma. Du paysage avec hommes aux paysages retranscrits par l'homme. En quoi le cinéma invente-t-il des formes de représentations du monde inédites, via ses possibilités de montage, de cadrage, de lumière et de support d'enregistrement.Les films de cette programmation font apparaître à la fois des espaces inconnus, des interprétations du monde extérieur via une conception intérieure, un dérèglement plastique, un recentrage des questions de la représentation avec les outils spécifiques du cinéma.
Patrick Bokanowski - La Plage (France, 1991, 16 mm, couleur, sonore, 14')
Louise Crawford - Claiming Territory (Canada, 1993, 16 mm, n&b, sonore, 4')
Mahine Rouhi & Olivier Fouchard - Didam (France, 1999-2000, 16 mm, n&b, sonore, 11')
Stan Brakhage - Creation (États-Unis, 1965, 16 mm, n&b, silencieux, 16')
Dominik Lange - Limbes tropicales (France, 1999, 16 mm, couleur et n&b, sonore CD, 12')
Marcelle Thirache - Fenice (France, 2003, 16 mm, couleur, sonore, 3')
Peter Rose - Incantation (Etats-Unis, 1968-1972, 16 mm, couleur, sonore, 9')
Schmelzdahin - Weltenempfänger (Allemagne, 1985, Super 8 mm ou 16 mm, couleur, sonore, 5')
Chris Welsby - Colour Separation (Canada, 1974-1976, 16 mm, couleur, silencieux, 3')
Durée : 77 minutes
Midi-musées
Rénovation du musée : la table dressée des desserts, nouvelles présentations
Jeudi 18, vendredi 19, jeudi 25 et vendredi 26 novembre 2010 à 12h30 au musée de la Céramique
.jpg)
À la pause-déjeuner, le jeudi et le vendredi à 12h30, les conférenciers vous font découvrir les collections des musées ou les expositions.
Durée : 45 minutes.
Tarif : 4 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 26 ans

Ensemble Elios
Christel Raynau, flûte ; Nadine Bodiguel, violon ; Fabienne Stadelmann, alto ; Anaïs Moreau, violoncelle
Association des Amis des musées de Rouen
Adhérents et étudiants : 8 €
Non adhérents : 10 €
Gratuit pour les moins de 26 ans, les étudiants adhérents et les demandeurs d'emploi
©Arnaud Bertereau