

Dernier des gransd primitifs bourgeois, Gérard David prolonge au début du XVIè siècle l'école de Van Eyck, sa spiritualité et ses hautes exigences de perfection technique. Offerte par l'artiste aux carmélites de Notre-Dame de Sion en 1509, La Vierge entre les vierges est son chef-d'oeuvre. Analysée en laboratoire et minutieusement restaurée, elle est l'objet d'une étude approfondie qui éclaire les circonstances de sa genèse, explique son histoire et révèle les différentes étapes du travail de l'artiste, masquées sous la surface du tableau. C'est l'occasion de retracer les phrases successives d'une restauration qui, conjuguant démarche scientifique et approche sensible, restitue sa pleine lisibilité à un tableau majeur de la Renaissance flamande.
Prix : 29 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Observateur plein de finesse, inventeur de formes d'une extrême sophistication, virtuose
insurpassable, le Parmesan voyait dans le travail graphique le coeur même de la création. Il a
pratiqué le dessin comme exercice d'analyse et de mise en forme, pour préparer la peinture,
parfois aussi comme oeuvre achevée.
L'exposition s'emploie à évoquer cette pluralité de fonctions, tout comme elle s'attache à
présenter les interprétations que les graveurs de son entourage ont laissées des inventions du
maître, notamment dans les célèbres chiaroscuri. Répondant à la grande préoccupation de la
Renaissance pour la diffusion des formes, ces bois gravés en plusieurs teintes constituent
l'une des plus fascinantes expériences d'impression en couleurs de l'histoire de la gravure.
Certains, comme le fameux Diogène exécuté par Ugo da Carpi, sont depuis longtemps tenus
pour les chefs-d'oeuvre de la Renaissance dans le domaine de l'estampe.
Prix : 22 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Foyer culturel d'une vitalité extraordinaire, les Pays-Bas du Sud se sont imposés, grâce à Rubens et à ses élèves, comme un des grands pôles artistiques de l'Europe du XVIIe siècle, dont le rayonnement marquera pendant des siècles toute la peinture européenne. Confrontées à la Hollande protestante, les Flandres reprises en main par les Espagnols puisent alors dans l'ancienne tradition artistique des Pays-Bas tout comme dans la culture classique pour inventer un langage adapté à l'esprit de la Contre-Réforme. Le dessin joue alors dans les ateliers flamands un rôle de tout premier plan, qui traduit tout à la fois un goût très vif pour la forme observée et les extraordinaires capacités d'invention de quelques créateurs de génie : Rubens, Van Dyck, Jordaens. Le travail graphique y est pratiqué dans un esprit profondément pictural qui privilégie des techniques fluides et colorées comme le dessin au lavis, l'aquarelle ou la gouache. L'école nationale supérieure des beaux-arts – qui abrite la plus grande collection française de dessins après celle du Louvre – conserve des chefs-d'œuvre dans ce domaine, restés inédits jusqu'à une date récente. Une trentaine des plus belles feuilles de cet ensemble est présentée au public du musée des Beaux-Arts, complétée par des dessins conservés à Rouen.
Prix : 22 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Le titre choisi pour cette exposition est un mot grec Novs qui contient très justement la hauteur d'idéal qui anime la recherche de Vincent Barré et de Sylvain Dubuisson. Novs signifie esprit / âme mais également pensée / cœur. La structure du texte de la conversation qu'ils ont écrit pour cette exposition construit l'exposition elle-même. Elle se développe autour de trois verbes : habiter, travailler, penser, verbes clés qui charpentent l'aménagement de leur vie et de leurs œuvres rassemblées autour de ces thèmes dans les salles du musée de Rouen.
Prix : 28 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Publié à l'occasion de la première exposition consacrée à la ville de Rouen vue par les impressionnistes, ce catalogue réalisé sous la direction de Laurent Salomé, directeur des musées de Rouen, rassemble sept essais d'historiens de l'art qui analysent d'une part l'importance de Rouen dans l'histoire de l'impressionnisme et dans la carrière des grands artistes de ce mouvement, et d'autre part, la place accordée à la peinture de plein air dans cette ville, à la fin du XIXe siècle.
Les séjours des maîtres de l'impressionnisme à Rouen, la naissance et le développement de ce qu'il est convenu d'appeler « l'École de Rouen », le rôle du grand mécène rouennais François Depeaux, autant de thèmes qui sont, parmi d'autres, abordés dans cette publication qui comprend plus de trois cents illustrations. Rouen à la fin du XIXe siècle, la ville aux cents clochers, se révèle avoir de multiples visages : industrieuse et pittoresque, avant-gardiste mais également circonspecte face à cette nouveauté formelle et esthétique qu'est l'impressionnisme. Ces essais mettent en lumière, grâce à des éléments d'archives parfois inédits, l'incroyable vitalité de la scène artistique rouennaise à la fin du XIXe et au début du XXe siècle : laboratoire d'expérimentations picturales, lieu de rencontres et d'échanges artistiques foisonnants, Rouen est une ville dans laquelle les impressionnistes ont su conquérir la place qui leur était due.
Prix : 39 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts

Si les estampes de l'âge d'or de l'époque d'Edo qui montrent les célèbres beautés des maisons de courtisanes vaquent à leurs gracieuses occupations ont depuis fort longtemps la faveur du public occidental, la gravure japonaise ukiyo-e ne saurait se limiter à la vision esthétisante des amateurs du XIXè siècle Aux yeux des Japonais, plus qu'une œuvre d'art, elle est un reflet des divertissements populaires, une illustration des hauts faits historiques et des personnages légendaires, ou encore une forme d'expression satirique.
Ces estampes du milieu du XIXè siècle, longtemps ignorées du grand public, invitent aussi à de nouvelles interrogations sur les rapports croisés entre Orient et Occident, qui suscitent actuellement l'intérêt passionné tant des japonologues français que des chercheurs japonais.
Prix : 25 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Ralph Samuel Grossman "Le monde voilé"
« Toutes mes images proviennent d'une promenade, d'un instant de réel, vécu dans l'émotion de la découverte. »
« Des paysages. Des pays qui sont nommés, mais surtout dans la plus grande partie de de l'image, des ciels et des nuages. Spectacle de la matière au-dessus de nos têtes que la gravité nous empêche de voir. »
Dès le premier regard, l'élégante fraîcheur des photographies de Ralph Samuel Grossmann rassérène, tandis que leur évidente rigueur méthodologique excite la curiosité. Elles réconcilient deux approches tellement différentes : d'un côté, une critique du regard et des ambiguïtés de la vision. De l'autre, l'artiste livre une courageuse contribution à l'éternelle réflexion philosophique sur le rapport de l'homme avec la nature. Son travail prend la dimension d'une hygiène de vie et d'une morale ; il ne craint pas de parler d'émotions.
Prix : 29 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Charles Frechon
L'un des "mousquetaires" de l'école de Rouen, Charles Frechon a joué un rôle de premier plan dans l'affirmation de cette nouvelle manière de peindre qui, dans le sillage des grands maîtres impressionnistes, trouvait dans la capitale normande, à la fin du XIXe siècle, l'un de ses grands territoires. D'abord révolutionnaire, il deviendra peu à peu l'un des gardiens d'une noble tradition, celle de la peinture de plein air et de la recherche des sensations fugitives de la nature. Surnommé le "peintre des saisons", scrutant inlassablement les sous-bois, les champs pendant la moisson, son jardin ou les rues de sa ville, Frechon a connu le succès dès les années 1890 et sa postérité aurait été bien plus considérable si son tempérament indépendant ne l'avait éloigné progressivement des sphères parisiennes qui lui tendaient les bras. Sa peinture aux sujets parfaitement anodins n'est qu'une perpétuelle recherche d'atmosphère, de vibration colorée. Trop souvent réduite à ses effets de sous-bois d'automne, de neige ou de pommiers en fleur, très mal représentée dans les collections publiques, elle est à découvrir entièrement, dans sa dimension expérimentale et méditative. Avec plus de cent dix tableaux et un ensemble de dessins au fusain très impressionnants, cette exposition et son catologue permettent de retracer un itinéraire singulier à l'aube de la peinture moderne.
Prix : 35 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Bernard Ollier "Ombres heureuses"
Il existe un univers entièrement gris, peuplé de dessins tous différents qui tendent désespérément vers la même ombre fatale, un monde à la fois confortable et terrible où vit silencieusement, depuis plusieurs décennies, Bernard Ollier.
C'est une œuvre à deux versants, plastique et littéraire, que l'artiste secrète plus qu'il ne la construit, avec la patience du ver à soie et l'ironie d'un capitaine qui contemplerait avec un léger sourire le lent naufrage de l'existence. À des textes courts, cocasses et funèbres puisqu'ils content une longue série de morts de peintres, répondent de grands dessins dont la trame complexe fait jouer tous les effets possibles du graphite. Les dessins semblent parfaitement monochromes si on les regarde à distance, comme la vie qui n'est qu'une suite d'événements insignifiants et aléatoires, ponctuée par un dernier incident tout aussi dérisoire que les précédents.
C'est peut-être cette absence de direction qui est perceptible dans les dessins, avec ces traits courts, nerveux et souples à la fois, cet enchevêtrement infernal qui marque l'impossibilité de tracer une ligne, un projet, un choix. L'œuvre témoigne d'une vie qui s'est confondue avec un processus sans fin, d'un vertige où s'est complu l'artiste pendant des journées entières, et combien de journées : celui de l'ennui et de l'indifférence. Laisser le travail " se faire tout seul ", pour atteindre cette jubilation précieuse qu'est la contemplation du néant. Mais c'est paradoxalement un hymne à la vie efficace et réconfortant, une démonstration d'énergie et d'humour qui ressort de cet étrange frémissement dans l'étendue grise.
Prix : 35 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Jean Gigoux
Célèbre de son temps, très présent dans le milieu artistique tout au long du XIXe siècle, Jean-François dit Jean Gigoux (1806-1894) apparaît pourtant aujourd'hui comme un artiste méconnu. Il est heureusement passé à la postérité en tant que collectionneur et donateur, à l'origine notamment d'une grande partie du fonds du musée de Besançon.
Prix : 15 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Le grand Ouest, sa découverte et sa conquête, sa résistance farouche et ses paysages de rêve : une histoire grandiose et brutale, transformée en légende bien avant que le territoire ne soit entièrement exploré. Dès le début du XIXe siècle, les artistes y ont consacré des œuvres extraordinaires presque parfaitement inconnues en Europe. Aux États-Unis même, cette production placée en marge de l'histoire de l'art traditionnelle est peu représentée dans les grands musées classiques. Pourtant, des paysages stupéfiants d'Albert Bierstadt ou de Thomas Moran aux portraits d'Indiens romantiques, de l'épopée guerrière à la scène de genre irrésistible où le cow-boy chemine en plein malaise existentiel, le XIXe siècle a fourni de merveilleux chefs-d'œuvre. À la poésie des panoramas mélancoliques d'un William Jacob Hays, peuplés de bisons promis à la disparition, répondent les épisodes des guerres indiennes traités par John Mix Stanley ou Alfred Jacob Miller avec un sentiment de grandeur et une fascination égale pour les deux civilisations affrontées. L'imagerie héroïque et pittoresque, pleine de saveur réaliste, trouve ses maîtres avec Frederic Remington et Charles Russell qui marquent l'apogée d'un genre et ouvrent la voie à une génération de brillants illustrateurs. William R.Leigh et N.C Wyeth créent alors, au début du XXe siècle, des images puissantes qui montrent que l'Ouest, l'un des fondements majeurs de la civilisation américaine, reste vivant dans l'imaginaire moderne.
Prix : 28 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Connaissance des Arts
La Mythologie de l'Ouest dans l'art américain, 1830-1940
Le peintre américain George Catlin (1796-1872) fut l'un des premiers à réaliser sur le terrain, dans les années 1840, des portraits d'Indiens des plaines d'Amérique du Nord. Six portraits de ce portfolio font partie des quatorze que le roi Louis-Philippe commanda à Catlin lors de l'exposition de sa " Galerie indienne " à Paris, en avril 1845. Ces tableaux constituent l'un des points forts de l'exposition " La Mythologie de l'Ouest dans l'art américain ".
Prix : 3 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Appendices
Alain Sonneville et Pierre-Claude De Castro
Le mot délicieux choisi par Alain Sonneville & Pierre-Claude De Castro comme titre de la double exposition du musée des Beaux-Arts de Rouen et du musée Flaubert et d'Histoire de la Médecine du CHU de Rouen évoque, parmi d'innombrables significations, deux univers : la littérature et la médecine. D'un côté les appendices du corps humain, dont le plus célèbre a pour habitude de s'enflammer jusqu'à rendre inévitable son ablation immédiate, de l'autre ces précieux compléments à un ouvrage, où l'on trouve souvent les éléments les plus importants, que l'auteur a tenu à ajouter in extremis. Entre les deux trône bien sûr la figure de Flaubert, inspiration directe pour le duo d'artistes qui se reconnaît volontiers dans la curiosité scientifique effrénée et (apparemment) vaine de Bouvard et Pécuchet.
Leur quête du sens, leur réflexion sur le lien entre les êtres, s'exerce d'abord dans le cadre du duo, depuis une dizaine d'années qu'il existe. Ils aiment mélanger, superposer ou intervertir leurs rôles, leurs personnalités, leurs vies respectives.
Notre moyen d'accès le plus simple à notre structure interne, la radiographie, permet à Alain Sonneville & Pierre-Claude De Castro de rappeler l'éternel mystère de la vie dans les instants les plus anodins. Mais les forces secrètes de la nature ne sont pas seulement à l'œuvre à l'intérieur du corps humain. Redécouverte dans un grenier après de longues années d'oubli, une série de diapositives a été la proie des microorganismes, et les paysages qu'elles représentaient ont disparu sous l'invasion d'autres paysages, beaucoup plus beaux finalement, mais de cette beauté brute chère aux surréalistes, effrayante.
Prix : 13 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Moïse Jacobber
Œuvres provenant du don de Cornelia Marjolin Scheffer, 1897
Moïse Jacobber, de son vrai nom Jacob Ber, est un protagoniste oublié de l'âge d'or de la peinture de fleurs en France, sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. C'est une conjonction favorable qui nous conduit à publier aujourd'hui la première étude monographique qui lui est consacrée : il était tentant, à l'occasion de la réouverture du Muséum d'histoire naturelle de Rouen, d'organiser au musée une exposition orientée vers les sciences naturelles ; Adeline Collange, présente pour quelques mois dans le cadre de sa formation de conservateur, a fait valoir l'intérêt d'un fond resté jusqu'à ce jour presque totalement ignoré : c'est à elle que nous sommes redevables de ce cahier.
Prix : 12 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
L'exposition présentée à Rouen a été conçue comme une approche de l'évolution de l'iconographie dans l'art italien, c'est-à-dire de la restitution des caractères individuels d'un sujet animé, sans qu'il s'agisse forcément de portraits. Elle propose un véritable voyage à travers les chefs-d'œuvres, peintures en premier lieu, de l'art italien qui, en plaçant très tôt la figure dans un contexte à des fins de narration ou de dévotion, s'attache à saisir l'humain dans son individualité.
Prix : 35 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Le Génie de Bologne
des Carracci au Gandolfi
Dessins des XVIIe et XVIIIe siècles
Les dessins en Italie dans les collections publiques françaises
Une série de sept catalogues dresse un panorama complet de la création artistique en Italie aux XVIIe et XVIIIe siècles, à partir des collections de dessins des musées et blibliothèques de France. Elle s'attache à illustrer la diversité de l'expression graphique et la formidable créativité des cités italiennes rivales.
Prix : 35 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
" J'ai peine à croire " que je n'ai découvert que cette année les contributions de Raffray à " l'art sur l'art ", si troublantes pour l'œil et pour l'esprit, alors qu'il y travaille depuis les années soixante-dix. Désormais, il m'apparaît comme une figure majeure de vénérable magicien français dont les tours stupéfiants rejoignent les illusions métaphysiques d'un Chirico ou d'un Bidlo.
Par exemple, il photographie les sites peints par Seurat, Cézanne et Picasso tels qu'ils sont de nos jours et il pousse le vice jusqu'à recréer à la main des peintures à l'huile sur toile à partir de ces tirages photographiques.
Même Pirandello en serait confondu. "
Robert Rosenblum, Artforum, Best of 2000 – Special Issue.
Prix : 30 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Jean-Baptiste Le Prince
Le Voyage en Russie
D'une importance exceptionnelle dans la collection des Cahiers publiés depuis cinq ans par Diederik Bakhuÿs, cet ouvrage est d'abord le fruit d'une nouvelle collaboration avec Madeleine Pinault Sorensen qui est un soutien fidèle du musée depuis longtemps et nous avait déjà fait bénéficier de son irremplaçable savoir lors du projet consacré a Jean Hoüel en 2001. L'exposition présentée à Rouen s'inscrit dans une véritable actualité scientifique puisque Madeleine Pinault Sorensen vient également de contribuer à la magnifique réédition par le professeur Michel Mervaud, sous les auspices de la Voltaire Foundation d'Oxford, du Voyage en Sibérie de l'abbé Chappe d'Auteroche.
C'est ainsi que nous découvrons aujourd'hui un épisode passionnant de l'histoire de la gravure, puisque Le Prince en a été l'un des adeptes les plus inventifs. Et une merveilleuse facette de l'art français, avec cette élégance pointue que vient fouetter le vent du nord, c'est-à-dire à la fois le souvenir des eaux-fortes de Rembrandt et la découverte de cette vie étrange des peuples de Russie.
Prix : 12 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Caspar David Friedrich - Johan Chritian Dahl
Romantiques du Nord
La présentation de Romantiques du Nord - Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl à Rouen marque une étape décisive dans l'histoire du musée des Beaux-Arts. Pour la première fois, une exposition de prestige, réalisée en collaboration avec un grand musée étranger, montre deux artistes, l'un allemand, l'autre norvégien, absents de ses collections. Si Caspar David Friedrich n'est pas inconnu du public français, l'œuvre de Johan Christian Dahl n'a encore jamais fait l'objet d'une exposition en France. Représentants majeurs du mouvement romantique, Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl ont connu de leur vivant une audience internationale et leur nom reste attaché à la ville de Dresde qui en était alors l'un des foyers les plus brillants, tant sur le plan artistique que littéraire. Après une formation classique, que Dahl compléta par le traditionnel voyage en Italie, les deux artistes sillonnèrent l'Europe du Nord et les sites naturels grandioses qu'ils découvrirent au cours de leurs pérégrinations leur inspirèrent des paysages qui renouvellent complètement l'approche du genre.
Prix : 27.50 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Jean Hoüel
Collection de la Ville de Rouen
La figure de Jean Louis Laurent Hoüel est très étroitement liée aux aspects les plus captivants de la culture de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ses tableaux sont assez peu nombreux, mais ses gouaches révèlent l'un des meilleurs paysagistes du temps. Il a nourri, au long d'une carrière qui s'étire sur plus d'un demi-siècle, des intérêts extrêmement variés pour l'architecture, l'archéologie, la minéralogie et la zoologie qui font de lui un homme de science, sinon un savant à proprement parler. Hoüel était également un homme d'idées profondément attaché au mouvement philosophique, une personnalité pour laquelle l'art et le savoir se mêlaient et se servaient mutuellement. On sent souvent dans sa manière d'aborder ces différents domaines un tempérament d'amateur dont la saveur est bien propre au XVIIIe siècle et qu'il est curieux d'observer chez un artiste sans fortune. À partir de la publication de son Voyage pittoresque des Isles de Sicile, de Malte et de Lipari, entre 1782 et 1787, Hoüel a finalement produit et s'est consacré surtout à l'étude de ce qu'il aimait : les paysages, les types humains et les animaux.
Prix : 6.10 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Cet ouvrage ne peut offrir qu'un aperçu rapide d'une glorieuse chronique. Il nous a semblé important de consacrer un chapitre introductif aux " fondateurs ", en premier lieu les artistes qui sont à l'origine du musée des Beaux-Arts : Lemonnier, Le Carpentier, Descamps, à la fois par leur travail de mise en place de l'institution et par la cession de leur collection personnelle pour deux d'entre eux, même s'il ne s'agissait pas d'un don. C'est ainsi que le chef-d'œuvre de Vélasquez, par exemple, provient de la collection de Gabriel Lemonnier. À l'intérieur de ce parcours chronologique, de petits chapitres sont consacrés aux donateurs de grands ensembles constitués, qui peuvent être considérés comme les principaux bâtisseurs du musée des Beaux-Arts. La famille des donateurs des musées de Rouen est d'une merveilleuse varitété.
Prix : 15 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Dessins italiens
2e partie
Artistes nés entre 1575 et 1640
Collections de la Ville de Rouen
Comme le veut désormais l'usage des expositions présentées au cabinet des dessins, nous associons aux feuilles du musée un petit groupe d'œuvres qui provient du fonds Hédou et qui est conservé à la Bibliothèque municipale. Ce ne sont pas les moindres pièces de la sélection, puisque l'on y trouve, par exemple, une feuille magistrale de Pierre de Cortone, un intéressant Romanelli ou un dessin énigmatique en relation avec la Mort de saint François-Xavier de Gaulli.
Prix : 6.10 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Alexandre-Gabriel Decamps
Peintures et dessins
Collections du musée des Beaux-Arts de Rouen et œuvres provenant des musées de Normandie
Redécouvert dans les années quarante, certains critiques parmi les plus avertis comme Baudelaire ou Gautier le comparaient à Ingres, voire à Delacroix. L'ensemble présenté aujourd'hui propose cinq tableaux et seize œuvres sur papier (dessins, pastels et gouaches). Il souligne la place de cet artiste dans la donation Baderou qui a fait entrer dans les collections du musée des Beaux-Arts de Rouen un tableau et neuf dessins ; rapproche cet ensemble d'un don de quatre beaux dessins fait en 1997 et de la feuille inédite d'une grande modernité acquise en 1999.
L'occasion a semblé opportune d'ajouter quelques œuvres venues des musées du Havre, de Saint-Lô, d'Évreux et de Caen, qui permettent ainsi d'illustrer les différentes facettes du talent de cet artiste, peintre et dessinateur ouvert pour toutes les techniques et que tout intéressait, aussi bien dans sa jeunesse les études de nus, que les paysages, les scènes de genre et, grâce à son long séjour à Smyrne en 1828, l'orientalisme qu'il pratiqua avant qu'il ne devienne une grande mode de la monarchie de Juillet et de Second Empire.
Le propos de cette présentation et de ce cahier est de contribuer un temps soit peu à la redécouverte de cet artiste si maître de son exécution " qu'il peut ce qu'il veut ". Il est à part et il est en fait difficile de lui trouver un équivalent. Pour lui, toute chose est importante et possède sa beauté. Vrai peintre, le premier motif venu lui suffit, dessinateur habile et personnel, sa manière est originale et hardie.
Prix : 4.60 €
Lieu de ventre : Librairie du musée des Beaux-Arts
Aquarelles et dessins anglais
Œuvres d'artistes liés à l'Angleterre
XVIIIe et XIXe siècles
Collections de la Ville de Rouen
Cette partie du fonds, jamais étudiée jusqu'alors, ne brille ni par son abondance ni par une pléiade d'artistes de grand renom, mais l'ensemble retenu prouve combien cette redécouverte (il semble qu'aucune de ces feuilles, exceptée une, n'ait jamais été exposée) est intéressante. Ne soulignons que quelques points qui le confirment : la réattributions de ses sept études pour des portraits de personnalités anglaises, données jusqu'alors à Reynolds (1723-1792) et qui aujourd'hui reviennent sans conteste, comme le montre Olivier Meslay, à Pompeo Batoni (1708-1787), l'attribution à Landseer d'une aquarelle donnée antérieurement à Newton Fielding, la présence d'un paysage subtil de John Glover, de plusieurs feuilles des Fielding, d'un portrait du duc d'York par Wilkie…
L'aquarelle, technique chère aux Anglais, est illustrée par sept feuilles de qualité, alors que curieusement aucune vue de Rouen, pourtant si familière aux artistes anglais, ne figure dans cet ensemble.
Prix : 4.60 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Évoquer l'ancienne église Saint-Vincent de Rouen, c'est plonger au coeur du Rouen opulent de la Renaissance, dans l'une des paroisses les plus représentatives du tissu urbain de la grande ville portuaire. C'est dans un contexte de générosité et de ferveur, que s'élabore le décor vitré du choeur. La modestie des commanditaires s'y conjugue à la pertinence de leurs choix artistiques qui associent ateliers réputés et artisans obscurs, dans le respect absolu d'un programme artistique rigoureux et unitaire
Prix : 33.60 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Amedeo Modigliani
Peintures et dessins provenant de la collection de Paul Alexandre conservés au musée des Beaux-Arts de Rouen
La donation de Blaise Alexandre en 2001 a tout simplement établi la plus grande collection publique d'œuvres graphiques de Modigliani, avec trente-sept dessins venant rejoindre les deux impressionnants tableaux donnés une dizaine d'année plus tôt par Blaise et Philippe Alexandre. Geste extraordinaire, bien à l'image d'une famille pour laquelle l'honneur et le service des autres ont un sens précis. La personnalité de Paul Alexandre se laisse un peu deviner dans cet ouvrage, même s'il y est question avant tout de Modigliani. On reste fasciné par cette aventure d'un amateur d'art qui a eu assez de sensibilité, de sincérité peut-être, pour être le premier, et longtemps le seul, à s'intéresser à celui qui allait devenir une figure mythique de l'art moderne.
Prix : 9 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Paul-Albert Baudoüin
Décors rouennais
Moins connu de nos jours qu'à la fin du siècle dernier, Paul Albert Baudouin (1844-1931) reste pourtant un grand décorateur rouennais. L'oubli relatif dont souffre son œuvre s'explique par la destruction de la plupart des grands décors qui ornaient les murs, les édifices communaux ainsi que par le manque d'intérêt dont ce type de peinture a largement souffert. La carrière de l'artiste, pourtant, a été toute vouée à la mise à l'honneur de sa ville natale ainsi qu'à la restauration du procédé de la fresque en France. Surnommé par ses élèves " l'apôtre de la fresque ", cet épithète résume le sens de sa carrière.
Prix : 4.60 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts
Le musée est encore un lieu intimidant. Ce guide, à l'usage des jeunes visiteurs et des adultes qui les accompagnent, voudrait leur faciliter l'approche des œuvres et leur permettre de partager ce plaisir. Ce sont les questions pertinentes que les jeunes visiteurs posent souvent aux conférenciers lors d'une visite organisée dans le cadre scolaire qui, soigneusement notées, ont formé la trame de ce parcours-découverte. Le temps n'est pas compté : on peut venir et revenir, choisir une œuvre et puis une autre, faire enfin ses propres découvertes.
Quinze œuvres ont été choisies. C'est peu au regard de l'importance de la collection du musée des Beaux-Arts de Rouen. Mais c'est une première invitation à regarder, à observer, à contempler librement peintures et sculptures. Explications et jeux renforcent la priorité donnée à l'image. Ce guide souhaite être utilisé devant l'œuvre, mais certains textes peuvent également être lus après la visite. Bienvenue dans cette grande aventure qu'est la découverte d'un musée.
Prix : 7 €
Lieu de vente : Librairie du musée des Beaux-Arts