


Ferdinand Marrou, né près de Gap, en 1836, s'est formé comme serrurier à Gap, puis à Lyon, enfin à Paris où Depeaux le remarque et l'amène à Rouen en 1863, l'aide à s'installer en 1868 et lui passe commande pour des lampadaires et un lustre. Il fait, par ailleurs, des travaux de toitures, notamment à la cathédrale : tour Saint-Romain, clochetons de la Flèche. Il fera en outre le puits du Palais Bénédictine de Fécamp, et les fonts baptismaux de Bonsecours et de la cathédrale. On conserve à Rouen sa maison, rue Verte et son magasin - atelier rue Saint-Romain. Mais le musée le Secq des Tounelles, ne conserve jusqu'à présent rien de ce ferronnier emblématique de la ville.
Ces suspensions sont admirables tant par le travail du fer que de la pâte de verre : ils présentent trois lampes en verre translucide asymétriques et au milieu un calice en pâte de verre orné de paysages lacustres ; cette pâte de verre porte la signature « de Vez », utilisée par Camille Tutré de Varreux, directeur de la Cristallerie de Pantin à partir de 1907 et propagateur des « paysages de verre » qui, dans la lignée de Gallé, connaîtront une grande popularité; elle est soutenue par du fer forgé en motifs de feuilles. De plus trois montants torsadés permettent de les fixer au plafond. Enfin le musée aura une oeuvre de Marrou qui avait un grand atelier à Rouen et qui s'est illustré à l'Exposition de l'Union centrale des Arts décoratifs à Paris en 1880 où il a obtenu la médaille d'or. Il obtiendra une autre médaille d'or pour le puits du palais Bénédictine à Fécamp. Il se fait remarquer aussi aux Expositions Universelles en 1889 et « de Vez » et en 1900.