dimanche 05 février 2012 - 16hVisite commentéeLa Vierge entre les vierges de Gérard DavidMusée des Beaux-ArtsLire la suite
lundi 06 février 2012 - 16h & 18hEcole du Louvre - Proposée par les Amis des muséesCycle II : Un long siècle d'or. Les acquis de la Renaissance et les leçons du GrecoAuditorium du musée des Beaux-ArtsLire la suite
mercredi 08 février 2012 - 16h30Visite commentéeAutour de la nature morte en duo avec Sébastien RoncerayMusée des Beaux-ArtsLire la suite
mercredi 08 février 2012 - 19hCinéma-muséesAutour de la nature morte et des vanitésSix films expérimentaux proposés par l'association BraquageAuditorium du musée des Beaux-ArtsLire la suite
Les 2, 3, 9 et 10 fév 2012 - 12h30Midi-muséesLa sculpture au XIXe siècleMusée des Beaux-ArtsLire la suite
samedi 11 février 2012 - 14h30 & 16hConférence du samedi - Proposée par les Amis des muséesFables en imagesPar Stéphane Carrayou, Professeur d'histoire des arts, ESADHaR, critique d'art, commissaire d'expositionAuditorium du musée des Beaux-ArtsLire la suite
Les 23 oct , 27 nov , 18 déc , 22 jan et 12 fév 2012 - 15hVisite commentéeLes Chefs-d'oeuvre du muséeMusée des Beaux-ArtsLire la suite
dimanche 12 février 2012 - 16hMusées en familleJe t'aime, un peu, beaucoup, à la folie, Fleurs et fruitsMusée de la CéramiqueLire la suite
C’est en 1639 que Poussin, installé à Rome depuis cinq ans, peint pour son ami le peintre Jacques Stella cette peinture soigneusement documentée aux sources de l’Antiquité classique. Il s’inspire ici de l’Enéide de Virgile. Et très précisément, il interprète le passage où Vénus montre à Enée (le fils qu’elle a eu d’Anchise), les armes qu’elle a demandé pour lui au dieu Vulcain. Le héros s’avance dignement, avec un geste de noble étonnement ; dans les airs, la déesse domine la scène, précédée d’amours et suivie du cygne, protectrice et impérieuse. Enfin, suspendues aux branches d’un chêne, les armes destinées à Enée : il en a besoin en cette veille du jour où il doit livrer contre Turnus la bataille qui décidera de son installation dans le Latium et de la fondation de Rome. Le rythme ternaire de ces trois figures est repris par les trois arbres qui scandent la composition comme par les trois divinités fluviales avec leurs trois urnes. On notera l’enchaînement parfaitement combiné des gestes de la déesse et du héros. En face d’eux, le bouquet d’armes rutilantes et sonores met Enée face à son destin. Le tableau est l’un des plus parfaits exemples de la « poésie peinte » de Poussin, où l’instant suspendu semble contenir toute l’histoire à venir.