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Jean-Jacques Pradier

Bacchante couchée

Bacchante couchée

Artiste : Jean-Jacques Pradier dit James Pradier, 1790-1852
Date : 1819
Dimensions (HxL) : 75 cm x 140 cm
Profondeur : 48 cm
Technique : Marbre
Inscription : S.D. sur le socle J.PRADIER / 1819
N° d'inventaire : Inv. D.819.1.

Lauréat du Prix de Rome en 1813, James Pradier exécute, au terme de son séjour de quatre ans en Italie, l’exercice imposé d’une figure nue en marbre ; cette œuvre est exposée au Salon de 1819 sous le titre Une Nymphe, mais la critique remarque aussitôt qu’il s’agit, en fait, d’une bacchante et certains notent que Pradier tire son inspiration de la célèbre Vénus Callipyge antique, tout en donnant à son modèle l’alanguissement d’une nymphe fluviale. 
À la multiplicité des sources répond l’ambiguïté du jeu érotique du personnage, le geste de la main cachant le sein, l’attitude du corps dont la torsion ne se comprend qu’en tournant autour de la sculpture. La draperie joue un rôle important dans ce jeu, rappel du déshabillage du modèle plus que vêtement (le pied gauche encore retenu dans un pli, le poignet droit passé dans une emmanchure). Loin d’inviter à l’ivresse collective, cette bacchante se livre plutôt au narcissisme.
Ce sensualisme de Pradier fut sévèrement condamné plus avant dans sa carrière par certains critiques. Tout l’œuvre ultérieur du « dernier des Grecs » se devine dans cette œuvre de jeunesse.

Crédits photos : Catherine Lancien, Carole Loisel et Morgane Cavecin
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