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dimanche 05 février 2012 - 16hVisite commentéeLa Vierge entre les vierges de Gérard DavidMusée des Beaux-Arts
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lundi 06 février 2012 - 16h & 18hEcole du Louvre - Proposée par les Amis des muséesCycle II : Un long siècle d'or. Les acquis de la Renaissance et les leçons du GrecoAuditorium du musée des Beaux-Arts
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mercredi 08 février 2012 - 16h30Visite commentéeAutour de la nature morte en duo avec Sébastien RoncerayMusée des Beaux-Arts
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mercredi 08 février 2012 - 19hCinéma-muséesAutour de la nature morte et des vanitésSix films expérimentaux proposés par l'association BraquageAuditorium du musée des Beaux-Arts
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Les 2, 3, 9 et 10 fév 2012 - 12h30Midi-muséesLa sculpture au XIXe siècleMusée des Beaux-Arts
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samedi 11 février 2012 - 14h30 & 16hConférence du samedi - Proposée par les Amis des muséesFables en imagesPar Stéphane Carrayou, Professeur d'histoire des arts, ESADHaR, critique d'art, commissaire d'expositionAuditorium du musée des Beaux-Arts
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Les 23 oct , 27 nov , 18 déc , 22 jan et 12 fév 2012 - 15hVisite commentéeLes Chefs-d'oeuvre du muséeMusée des Beaux-Arts
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dimanche 12 février 2012 - 16hMusées en familleJe t'aime, un peu, beaucoup, à la folie, Fleurs et fruitsMusée de la Céramique
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Anonyme, XVe siècle

Crucifix

Crucifix

Artiste : Anonyme, XVe siècle
Date : Fin XVe
Dimensions (HxL) : 42,5 cm x 36,3 cm
Technique : Sculpture en bois recouvert d’un apprêt plâtreux
N° d'inventaire : Inv. 975.4.5683

Vers 1494, Michel-Ange réalise un grand Christ (aujourd’hui au couvent San Spirito de Florence) d’un modèle nouveau par sa nudité et par son canon. Ce Christ connaîtra un vif succès à l’époque avant d’être rejeté dès le siècle suivant, l’idée du maître semblant alors trop profane, voire inconvenante. Il en existe notamment une version attribuée à Andrea Sansovino dans une collection privée et une autre attribuée à Benedetto da Maiano au musée de San Marco de Florence. Le Christ de Rouen en montre une version réduite, sans doute objet d’une dévotion privée, à moins qu’il ne s’agisse d’un meuble d’église fixé à la chaire et brandi à l’occasion par le prêtre pendant sa prédication.
Dans la Renaissance florentine de la fin du XVe siècle marquée par la recherche d’un idéal humaniste, Michel-Ange reprend cette idée néo-platonicienne du célèbre religieux Savonarole que la perfection et la beauté de l’âme se reflète dans le corps physique. Savonarole possédait d’ailleurs dans sa cellule un de ces Christ inspirés du maître.
Michel-Ange choisit alors de renouer avec l’idéal grec de la période hellénistique au canon fluide, sensible et gracieux au détriment de la nudité athlétique et avec le contraposto, la jambe gauche servant de jambe d’appui et la droite esquissant un déhanchement dont l’impulsion se transmet jusqu’à la tête. Ainsi le corps du Christ peut être représenté complètement nu, comme habillé de sa seule grâce divine. Cette grâce, reflet de la perfection du Dieu-Homme, est présente jusque dans ses cheveux dont le caractère calme, paisible, serein rend l’idée d’un homme qui n’est pas vraiment mort mais seulement endormi.

Crédits photos : Catherine Lancien et Carole Loisel
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