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Du 01 au 26 septembre 2010 - 11h et 17hVisite commentéeUne ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à RouenLundi, mercredi et vendrediMusée des Beaux-Arts
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Du 01 au 26 septembre 2010 - 11h, 17h et 19hVisite commentéeUne ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à RouenJeudi et samediMusée des Beaux-Arts
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Du 01 au 26 septembre 2010 - 11h, 11h30 et 12hVisite commentéeUne ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à RouenDimancheMusée des Beaux-Arts
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Les 24 et 25 jui , 1 et 2 jui , 9, 10, 16 et 17 sep 2010 - 12h30Midi-muséesUne ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à RouenMusée des Beaux-Arts
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Les 8 et 9 sep 2010 - 10h à 18hColloque" L'impressionnisme : du plein air au territoire " Auditorium du musée des Beaux-Arts
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Les 5 jui et 11 sep 2010 - 15hVisite en langue des signesUne ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à RouenMusée des Beaux-Arts
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Les 12 jui , 3 jui , 28 aoû et 11 sep 2010 - 10hMusées en familleUne ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à RouenMusée des Beaux-Arts
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jeudi 16 septembre 2010 - 18h30ConférenceFrançois Depeaux, collectionneur et mécène par François LespinasseAuditorium du musée des Beaux-Arts
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JEAN GIGOUX

Musée des Beaux-Arts - Cabinet des Dessins Nord

Jusqu'au 16 mai 2008

Etude pour le Signal, aquarelle sur papier
Etude pour le Signal, aquarelle sur papier

Gigoux a été une figure incontournable du milieu artistique parisien du XIXe siècle. Ami de Delacroix, de Nodier, de Thoré, partageant la vie de Madame Hanska, la veuve de Balzac, il est bien connu des historiens pour sa collection de maîtres anciens et d'œuvres romantiques, en partie recueillie par le musée de Besançon, sa ville natale. Si la figure de l'amateur a aujourd'hui éclipsé celle de l'artiste, Gigoux a pourtant mené, dès le milieu des années 1830, une carrière de peintre d'histoire, de portraitiste et d'illustrateur. Ses planches pour le Gil Blas de Santillane de Lesage ou ses bois gravés publiés dans L'Artiste compte parmi les plus éclatantes réussites de l'illustration romantique. Avec près d'une centaine d'aquarelles et de dessins entrés en 1975 avec la donation d'Henri Baderou, le musée des Beaux- Arts de Rouen abrite le premier fonds d'œuvres de sa main. À quelques rares exceptions près, il n'avait jamais été ni exposé ni publié.

L'exposition présente les quarante plus belles pièces de cet ensemble, publié dans son intégralité dans un numéro des Cahiers du Cabinet des dessins qui propose sur cet artiste encore peu connu les résultats d'un important travail de recherches.

Entrée comprise dans le billet d'entrée des collections permanentes du musée des Beaux-Arts
Tatif plein 3 € / tarif réduit 2 €


 AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visites commentées
Dimanches 23 mars et 20 avril à 15h (18 personnes)
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif
réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Catalogue
Voir notre rubrique "Publications"

 

HOMMAGE A TOLMER

Musée des Beaux-Arts - La Galerie
1er mars - 27 avril 2008

 

Dehors la Nuit, 1985. Coll. Part.
Dehors la Nuit, 1985. Coll. Part.
 À l'occasion du centenaire de la naissance, le 1er mars 1908 à Sotteville-lès-Rouen, de Roger Tolmer, plusieurs manifestations sont organisées conjointement pour donner un nouvel éclairage sur l'œuvre et rappeler la présence de son art en de multiples lieux de l'agglomération rouennaise. Le musée des Beaux-Arts collabore une nouvelle fois avec le Frac Haute-Normandie, qui présente une exposition à la bibliothèque municipale de Sotteville-lès-Rouen autour d'une œuvre maîtresse de l'artiste, le polyptyque de L'Apocalypse, tandis qu'une sélection d'œuvres d'inspiration mythologique est présentée à l'Hôtel de Ville de Sotteville-lès-Rouen. Le musée de Rouen conserve un ensemble important d'œuvres de Tolmer, provenant principalement du don effectué par Mme Huguette Tolmer après la disparition de son époux. L'exposition présentée dans la Galerie est composée de peintures très différentes de celles qui sont habituellement visibles au musée. Provenant également de l'atelier de l'artiste, elles ont été choisies autour de ce rapport à la nature profondément romantique, inspiré et souvent terrible, qui est l'une des sources essentielles du souffle visionnaire qui anime chaque tableau de Tolmer.

Certaines toiles sont en rapport direct avec des sites (Solesmes, Les Dentelles de Montmirail, Les Baronnies) illuminés comme la Tolède du Greco. D'autres explorent au contraire, à travers des paysages abstraits et comme hantés, des sensations intérieures : Dehors la nuit, L'Angoisse, L'Effroi. Enfin des motifs relevés avec la curiosité du naturaliste deviennent comme des signes chaleureux ou inquiétants : La Cime des Arbres, L'Oiseau noir, Les Ombelles. De cet ensemble se dégage une forme de poésie épique, dans laquelle le monde tour à tour chante et grince, avec dans tous les cas la recherche du moment de plus grande intensité.

Entrée libre

 AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visites commentées
Dimanches 30 mars et 27 avril à 16h
Tarif : 3,80 € ; gratuit pour les moins de 18 ans

Midi-musées
20, 21, 27, 28 mars à 12h30
Tarif : 3,80 € ; gratuit pour les moins de 18 ans

À voir également
du 1er au 15 mars 2008 à l'Hôtel de Ville de Sotteville-lès-Rouen, salle des mariages
du lundi au samedi de 10h à 17h30 et le dimanche de 10h à 13h

du 1er au 30 mars 2008 à
la bibliothèque municipale de Sotteville-lès-Rouen
aux jours et horaires d'ouverture de la bibliothèque


 

BERNARD OLLIER

Musée des Beaux-Arts - La Galerie
Ombres heureuses
16 mai - 31 août 2008

Il existe un univers entièrement gris, peuplé de dessins tous différents qui tendent désespérément vers la même ombre fatale, un monde à la fois confortable et terrible où vit silencieusement, depuis plusieurs décennies, Bernard Ollier.

C'est une œuvre à deux versants, plastique et littéraire, que l'artiste secrète plus qu'il ne la construit, avec la patience du ver à soie et l'ironie d'un capitaine qui contemplerait avec un léger sourire le lent naufrage de l'existence. À des textes courts, cocasses et funèbres puisqu'ils content une longue série de morts de peintres, répondent de grands dessins dont la trame complexe fait jouer tous les effets possibles du graphite. Les dessins semblent parfaitement monochromes si on les regarde à distance, comme la vie qui n'est qu'une suite d'événements insignifiants et aléatoires, ponctuée par un dernier incident tout aussi dérisoire que les précédents.

C'est peut-être cette absence de direction qui est perceptible dans les dessins, avec ces traits courts, nerveux et souples à la fois, cet enchevêtrement infernal qui marque l'impossibilité de tracer une ligne, un projet, un choix. L'œuvre témoigne d'une vie qui s'est confondue avec un processus sans fin, d'un vertige où s'est complu l'artiste pendant des journées entières, et combien de journées : celui de l'ennui et de l'indifférence. Laisser le travail « se faire tout seul », pour atteindre cette jubilation précieuse qu'est la contemplation du néant. Mais c'est paradoxalement un hymne à la vie efficace et réconfortant, une démonstration d'énergie et d'humour qui ressort de cet étrange frémissement dans l'étendue grise.

Entrée comprise dans le billet d'entrée du musée des Beaux-Arts
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 2 €


AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visite commentée
Samedi 7 juin à 15h
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif
réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Nuit des musées
samedi 17 mai

Visite commentée , 19h
Gratuit, dans la limite des places disponibles

Projection d'un film sur le travail de l'artiste
Jardin des sculptures
Entrée libre

Charles Frechon

Musée des Beaux-Arts
13 Juin - 21 Septembre 2008

Figure marquante de la vie artistique rouennaise à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, Charles Frechon bénéficie aujourd'hui d'une renommée trop strictement régionale : à la suite d'un curieux retournement, cet artiste dont le public rouennais raillait les toiles au temps où il exposait dans les sanctuaires parisiens de la peinture moderne est devenu au fil du temps une valeur du terroir, ce qui ne va pas sans inconvénient. La rétrospective organisée aujourd'hui offre l'occasion de prendre la pleine mesure de ce peintre rare et de rappeler sa place dans cette « école de Rouen » qui constitue l'un des fruits les plus inattendus de la grande aventure de l'impressionnisme.


Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €
Entrée gratuite pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi.


AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visites commentées

Dimanches 29 juin, 6, 13, 20 et 27 juillet, 24 et 31 août, 7 et 13 septembre à 16h
Durée : 1h
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Visite en langue des signes
Samedi 14 juin à 15h

Midi-musée
Jeudis 26 juin et 4 septembre, vendredis 27 juin et 5 septembre à 12h30
Durée : 45 minutes
Tarif : 3,80 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 18 ans

Musées en famille
Dimanche 22 juin à 16h
Durée : 1h15 – 30 adultes et 15 enfants maximum
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Planète Vacances
Du lundi 25 au vendredi 29 août, 14h – 17h
Pour les 9-15 ans - 12 enfants maximum
Inscriptions auprès de la direction de la Jeunesse et des Sports, mairie de Rouen, 02 35 08 68 74.

Stage de pratique artistique
Du mercredi 9 au 11 juillet, 10h – 12h / Pour les 6-12 ans – 22,95 €
Inscription auprès du service des publics (02 35 52 00 62)

ACQUISITIONS DES AMIS DES MUSEES

Musée des Beaux-Arts - Cabinet des dessins nord
20 septembre - 24 novembre 2008

L' Association des Amis des musées de la Ville de Rouen a réalisé au cours des dernières années une série d'acquisitions remarquables et son efficacité a permis au musée des Beaux-Arts de saisir rapidement des occasions qu'il ne fallait pas manquer. Depuis l'acquisition d'une très belle Vierge reliquaire du début du XVIe siècle, qui avait été célébrée par une exposition réunissant les dons de l'Association jusqu'à cette date, trois opérations exemplaires ont été menées à bien. Elles sont aujourd'hui présentées dans une exposition -dossier au cabinet des dessins de l'aile sud. La première, réalisée avec le mécénat conjoint de la Caisse d'Epargne, a déjà été évoquée dans notre programme printemps-été 2008 : il s'agit du vase en céramique à émaux translucides d'Emile Gallé, représentant l'entrée de Charles VII à Reims sous l'oeil satisfait de Jeanne d'Arc. Le vase a été présenté à l'Exposition Universelle de 1889 pour laquelle Emile Gallé, lorrain d'origine, avait choisi pour thème « L'Amour du sol natal ».

Peu après notre exposition du fonds Moïse Jaccober donné au musée en 1897 par Cornélia Marjolin-Scheffer, des particuliers nous proposaient deux superbes peintures sur cuivre de nature à compléter parfaitement cet ensemble de quarante-cinq études dessinées, esquisses à l'huile sur papier ou sur carton et fragments de toiles découpées pour servir de répertoire de motifs. Le fonds ne comprenait aucun tableau achevé. Les peintures de Jacobber – et a fortiori les paires – apparaissent très rarement sur le marché. L'exposition de 2007 a permis de retracer la carrière de ce protagoniste de l'âge d'or de la peinture de fleurs en France, à l'époque de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Né en Allemagne, il est encore jeune lorsqu'il se fixe à Paris, où il se forme à la peinture de fleurs au Muséum national d'histoire naturelle, auprès de Gérard van Spaendonck. À partir de 1818, il fait carrière comme peintre sur porcelaine à la Manufacture de Sèvres. Il y exécute des décors de services – dont un pour la duchesse de Berry en 1825-1828 –, des plaques décoratives conçues pour orner des meubles précieux et de grandes copies sur porcelaine d'après des toiles de Jan van Huysum et Gérard van Spaendonck. S'il expose ses toiles au Salon entre 1822 et 1855, les musées français ont recueilli peu d'exemples de sa peinture de chevalet : le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve un tableau exposé au Salon de 1822 et deux toiles figurent dans les collections du Louvre. Nos deux pendants viennent s'inscrire dans la belle section de peintures de fleurs que présente le musée, dominée par un sublime vase de roses de Redouté

Au même moment, un descendant du peintre Anicet Charles Gabriel Lemonnier, l'un des fondateurs du musée, a proposé de vendre deux charmants portraits ovales de Lemonnier et de sa seconde épouse, réalisés par le peintre lui-même. Les tableaux, qui ont pu être exécutés à l'occasion de cette nouvelle union, se répondent en légers trois-quarts réciproques. Lemonnier a procédé par contraste : il se peint en vêtement sombre, réveillé par un mince jabot blanc, et porte une sage perruque blanche à rouleaux autour de son visage en lame de couteau ; il laisse voir sous la peau une pilosité sombre que confirment ses sourcils noirs et broussailleux ; enfin sa bouche fine et l'acuité de ses yeux bruns le peignent comme un intellectuel à la fois songeur et déterminé. Au contraire, son épouse replète, se distingue par une certaine élégance de costume avec sa robe décolletée à manches légèrement bouffantes, bordée d'une fourrure et ornée d'un noeud de satin bleu ; elle porte une coiffe crantée ornée d'un même ruban bleu soigneusement disposé qui est en consonance avec ses yeux bleus transparents ; son visage clair, rehaussé de rose, suggère une image de fraîcheur et de don de soi. Ainsi s'opposent dans leur complémentarité, l'intelligence de l'homme et la disponibilité de la femme.

C'est principalement Lemonnier qui a veillé a constituer le premier fond du musée : il était membre de la commission des monuments à conserver à la nation ; dès juillet 1790, il reconnaissait et réservait les peintures les plus intéressantes qu'il repérait en Normandie ; en juin - juillet 1792, il exposait les meilleures oeuvres dans l'église Saint-Ouen, comme préfiguration du futur musée, dont la mort de saint François de Jouvenet. Enfin, revenant à Paris il a sélectionné un certain nombre de chefs-d'oeuvre comme le Gérard David confisqué à un émigré ou la prédelle du Pérugin, saisie en Italie. Après bien des avatars, c'est en 1809 que le musée de Rouen ouvre dans l'hôtel de ville.

Compris dans le billet d'entrée du musée
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 2 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi

Nicolas Moulin

Musée des Beaux-Arts - La Galerie
Vider Paris
20 septembre - 24 novembre 2008

Dans le cadre de l'édition 2008 des « Dessous du Patrimoine », consacrée au thème de la complexité urbaine, le musée des Beaux-Arts présente une œuvre spectaculaire de Nicolas Moulin, Vider Paris, accompagnée de trois photographies non moins saisissantes prêtées par le Frac Haute-Normandie. Projetée sur écran, Vider Paris (installation vidéo et bande sonore, 1998-2001) est une promenade dans la ville dépouillée de ses habitants et entièrement bétonnée jusqu'au premier étage de ses immeubles. On circule donc dans un dédale à la fois paisible et angoissant, qui semble n'attendre que l'ouverture de quelque vanne gigantesque qui viendrait tout inonder. Montage d'une somme colossale d'images réunies en un diaporama très sophistiqué, l'œuvre explore les possibilités de l'infographie avec un résultat d'une extrême sobriété. C'est la même vision aiguë et minimale que traduisent les photographies, concentrées sur la rigidité et la perfection industrielle d'un environnement où la place de l'homme est à redéfinir. Ce rapport de l'humain à l'architecture et à la géométrie est également mis en question par les apparitions improbables de A.V.H (A Visage Humain), vidéo de 1998 présentée parallèlement dans la Petite Galerie de l'Ecole régionale des Beaux-Arts.

Exposition organisée avec le Fonds régional d'art contemporain Haute-Normandie

Entrée libre

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Nocturne le samedi 20 septembre 2008 de 20h à 23h45

GEORGES KOSKAS "Retrospective"

Musée des Beaux-Arts
21 novembre - 22 février 2009
Prolongation jusqu'au 08 mars 2009

Georges Koskas, né à La Marsa en Tunisie en 1926 et installé à Paris depuis 1946, a été l'un des représentants les plus originaux de l'abstraction géométrique en France dans les années quarante et cinquante. Il apparaît alors pionnier et radical, tout en suivant déjà une inspiration extrêmement libre et poétique qui donne à ses tableaux une finesse aérienne que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Formé dans l'atelier d'André Lhote en 1946 et dans celui de Fernand Léger en 1947, Koskas conservera toujours un sens précis de la composition. En 1949 Michel Seuphor l'invite à participer à une exposition à la galerie Maeght à Paris. Les années cinquante voient l'apparition des tableaux de points qui lui apportent rapidement la notoriété et restent l'une des expressions les plus pures de l'avant-garde parisienne de cette époque. Confortée par ses contacts avec Georges Vantongerloo ou Fritz Glarner qu'il rencontre à New York en 1955, la richesse de sa production abstraite aurait dû lui octroyer une place solide dans l'histoire de l'art. On voit pourtant son répertoire s'infléchir pour tendre vers l'informel dès 1955 et à la fin des années cinquante, contre toute attente, Koskas revient franchement à la figuration. N'écoutant qu'un impérieux besoin de liberté, revendiquant la primauté de la sensibilité et de l'inspiration, Georges Koskas ne voit pas d'opposition entre ses œuvres abstraites et les peintures plus tardives, frémissantes de lumière, où les bords de mer animés et les élégantes figures épanouies comme des fleurs évoquent des souvenirs de Matisse ou de Pascin, sans autre dogme que la pure liberté du poète. Les virages du travail de Koskas ont beaucoup dérouté, sinon découragé la critique et c'est la première fois que son œuvre est appréhendé dans son ensemble. Prenant soin d'annuler toute possibilité d'être réduit à un système, Koskas n'a jamais voulu se laisser enfermer. Outre les vastes explorations de sa peinture, il illustre des œuvres littéraires et réalise plusieurs décors de films dont Goha le simple de Jacques Baratier, projet dans lequel il est très impliqué en 1957, et La Poupée du même d'après Audiberti en 1962. Le contact avec le cinéma semble avoir joué un rôle décisif dans le retour à la peinture figurative. Plus tard, à la fin des années 1970, il crée des photos-peintures avec Eva Rodgold et publie même en 1981 un roman-photo intitulé 4,5,8,9. La peinture suit pendant ce temps d'imprévisibles circonvolutions, continuant de construire un univers sensuel et joyeux, composé de couleurs lumineuses placées en oppositions vibrantes, dans un style de plus en plus difficile à classer à une époque où dominent des courants aussi contrastés que bien repérés : peinture engagée, post-minimalisme, néo-expressionnisme ou art conceptuel... Le portrait, qui occupe une place importante dans l'univers de Koskas depuis les œuvres tunisiennes des débuts, continue de faire d'étonnantes apparitions. La rétrospective du musée des Beaux-Arts de Rouen est l'occasion de suivre un itinéraire d'une exceptionnelle indépendance, poursuivi au risque de l'incompréhension, cultivant avec rigueur cette atmosphère précieuse, purement poétique, où la fantaisie peut faire monter dans l'air léger le plus profond de l'être.

Plein tarif : 5 €
Trarif réduit : 3 €
Entrée gratuite pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi.

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visites commentées (1h)
Dimanches 30 novembre, 7, 14, 21 et 28 décembre, 4, 11 et 18 janvier, 1er, 8, 15 et 22 février à 16h
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Musées en famille (1h15)
Dimanche 25 janvier à 16 h
30 adultes et 15 enfants maximum
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Midi-musées (45 min)
Jeudis 8 et 15 janvier et vendredis 9 et 16 janvier à 12h30
Tarif : 3,80 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 18 ans

Conférence
Les abandons de Georges Koskas : un demi-siècle de peinture par Lucile Encrevé
Jeudi 22 janvier à 18h30
Auditorium du musée des Beaux-Arts
Entrée libre

Cinéma-musées
Mardi 6 janvier
Autour de Georges Koskas
Programmation Braquage, en présence de Sébastien Ronceray
Auditorium du musée des Beaux-Arts
Entrée libre

Vacances au musée
Du mercredi 25 au jeudi 27 février, 10h – 12h
Pour les 6-12 ans – 22,95 €

Rencontre enseignant
Mercredi 3 décembre
Sur réservation au 02 32 08 91 00

Pour télécharger le dossier pédagogique de l'exposition, cliquez ici

LE JAPON ILLUSTRE

Musée des Beaux-Arts - Cabinet des dessins – Aile Nord et Sud
12 mars – 29 juin  2009

Si les estampes de l'âge d'or de l'époque Edo montrant les célèbres beautés des maisons de thé vaquant à leurs gracieuses occupations ont depuis longtemps la faveur du public occidental, l'estampe japonaise ne saurait se limiter à la vison esthétisante des amateurs du XIXe siècle. Aux yeux des Japonais, plus qu'une œuvre d'art, elle est une part intégrante de leur quotidien, qu'il s'agisse d'orner à peu de frais les piliers de leur maison, d'appuyer d'un exemple visuel une pédagogie, de conserver le portrait d'un acteur célèbre ou d'un artiste (fig.), en un mot d'illustrer toutes les aspirations d'une époque s'incarnant dans les héros populaires de son histoire, comme les vaillants samouraïs de Takeda Shingen, tels qu'ils apparaissent dans la série d'estampes de Sadahide Gounteï (1807-1878/79) ou tels que les montrent les pièces de théâtre Kabuki qui leur sont consacrées, les romans illustrés et de nos jours encore les jeux vidéo… À partir de 1868, la restauration impériale de l'époque Meiji engage le Japon, jusqu'alors interdit de contacts avec l'Occident, dans un processus irréversible de modernisation. Les artistes japonais découvrent avec émerveillement le bleu de Prusse et délaissent les tons pastels délicats du tournant du XVIIIe pour jongler sans complexe avec les couleurs les plus franches, le rouge et le bleu en particulier, obtenant ce coloris très vif qui fascinera les Occidentaux. Un artiste comme Yoshitoshi Tsukioka ( 1839-1892), le représentant le plus talentueux de l'école d'Utagawa, considéré comme le dernier grand maître de l'ukiyo-e (fig.), ayant complètement assimilé les schémas de composition occidentaux, s'inscrit aussi dans les tendances les plus modernes. Les collections japonaises de la Ville de Rouen se sont constituées grâce à la générosité de donateurs successifs, du très classique Jules Hédou qui a doté la Bibliothèque municipale de belles planches de l'époque Edo (fig.) à Jules Adeline, ami de Champfleury et de Siegfried Bing, qui a offert au muséum d'histoire naturelle quelques uns des fleurons de son département d'ethnographie (fig.) jusqu'à Zama Muramoto-Legendre et à son époux qui ont versé au musée des Beaux-Arts les charmants objets collectés au Japon en 1933 (fig .), derniers témoins d'un Japon près de disparaître et à Janine Lauri qui a pourvu le musée des Beaux-Arts de planches rares dans les collections françaises. Longtemps ignorées du grand public, elles invitent à de nouvelles interrogations sur les rapports croisés Orient-Occident qui suscitent actuellement l'intérêt passionné tant des japonologues français que des chercheurs japonais. Outre le pur plaisir que procurent la perfection formelle des objets présentés et l'ingéniosité qui a présidé à leur création, elles offrent aux plus jeunes l'occasion de découvrir l'une des sources majeures de la littérature de divertissement.

Entrée comprise dans le billet d'entrée des collections permanentes du musée des Beaux-Arts
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 2 €
Entrée gratuite pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi.

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Public individuel
Visites commentées
Dimanches 22 mars, 5, 12, 19 et 26 avril,
10, 17 et 31 mai, 7, 14 et 28 juin à 15h
Durée : 1h - 18 personnes maximum
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Visite traduite en langue des signes par l'association Liesse
Samedi 4 avril à 15h

Midi-musée (45 minutes)
Jeudis 19 et 26 mars, vendredis 20 et 27 mars à 12h30
Durée : 45 minutes - 18 personnes maximum
Tarif : 3,80 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 18 ans

Musées en famille
Dimanche 29 mars à 16h
Durée : 1h15 - 18 adultes et 15 enfants maximum
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Cycle de conférences
Christophe Marquet, Les livres illustrés à l'époque d'Edo et la Manga
Jeudi 19 mars à 18h30

Brigitte Koyama-Richard, Le rôle de l'estampe au Japon, son évolution, de l'époque d'Edo à l'époque moderne
Jeudi 26 mars à 18h30

Geneviève Lacambre, La connaissance de l'occident au Japon à l'époque de la fermeture
Jeudi 2 avril à 18h30

* Jeune public individuel
Vacances au musée
Planète Vacances
Du lundi 27 au jeudi 30 avril, 14h – 17h
Pour les 9-15 ans - 12 enfants maximum
Inscriptions auprès de la direction de la Jeunesse et des Sports, mairie de Rouen, 02 35 08 68 74.

* Pour le public scolaire et centres de loisirs
Visites commentées, ateliers de pratique artistique, dossier pédagogique
Rencontre avec les enseignants le mercredi 25 mars, 14h30 – 16h30

* Pour les groupes adultes
Visites commentées, Visites libres

RALPH SAMUEL GROSSMANN "Le monde voilé"

Prolongation jusqu'au 26 juillet
Musée des Beaux-Arts -
La Galerie

Weststrand (altocirrus)
Weststrand (altocirrus)
Continuant sa prospection sur les formes contemporaines de la création et en particulier autour du thème du paysage, le musée des Beaux-Arts de Rouen est heureux d'inviter l'artiste Ralph Samuel Grossmann. Travaillant à la fois l'image et le volume, l'artiste traduit dans des oeuvres, à la forme classique, une vision et une interrogation sur l'état de notre rapport contemporain à la nature. Pour le projet de Rouen, il intègre, une nouvelle fois, représentation de la nature et imaginaire de la science. Transformée en grand panorama, la Galerie, accueille de larges images de ciels nuageux, où flottent de lumineux encodages colorés. Ces images dialoguent dans l'espace avec des sculpture-assemblage formées de fragments naturels et de modélisations scientifiques. L'ensemble questionne ainsi, sobrement et avec poésie, les métamorphoses du monde actuel et comment le réchauffement climatique annoncé altère notre perception de la nature.

« La science observe le monde, nous en informe et ajoute ainsi à notre perception directe de la réalité, une dimension nouvelle, située entre information abstraite, poésie et illusion. La série Le Monde Voilé propose des oeuvres (paysages photographiques, sculptures conceptuelles) traduisant le sentiment contemporain de la nature. Les sculptures dérivent ainsi, littéralement, du modèle développé par les sismologues, pour signer chaque séisme, en forme simple à lire. Devant la simplicité de cet objet mathématique, la dimension souvent terrifiante du séisme lui-même disparaît et devient un signal coloré et ludique, un code couleur. Les grands paysages photographiques s'ouvrent au regard. Un code barre coloré se trouve de l'un à l'autre. Ils semblent associer l'observation météorologique en temps réel et le constat d'une réalité invisible.
Au-delà de la magie sublime du ciel nuageux, ils évoquent le nouvel horizon de notre inquiétude contemporaine.Notre vision, appuyée sur des données scientifiques, devient plus performante, mais continue de reposer aussi sur notre perception oculaire directe. Comment alors voir le mouvement d'un nuage, sa transformation continue et poétique ? Comment voir, et s'émouvoir, du rayon mauve que fait la pluie le soir dans le contre-jour du soleil orangé ? Quels souffles, quelles odeurs légères venues de la terre restent disponibles à notre attention ?Nous vivons avec ce système de description du monde réel, technologique et performant, semblant conjurer par toutes nos mesures, la peur d'une catastrophe annoncée. Croyant avec la science avancer dans le respect du vivant. Percevons-nous pourtant vraiment ce monde voilé et révélé jusqu'à la moindre particule, ce monde mieux connu, mais toujours inquiétant ? Allons-nous réussir à ressentir, tout en connaissant ? Saurons-nous avec nos sensations, notre imaginaire et notre pensée rationnelle regarder, apprécier, et surtout préserver, cette nature dont nous sommes ? »

Ralph-Samuel Grossmann
Notes – juillet 2008

L'exposition se compose de grands formats (1m x 1,40m) et de sculptures en bois, pierre et pigments naturels.

Ralph-Samuel Grossmann né en 1970 à Strasbourg, vit et travaille à Berlin. Il a étudié en France et aux Etats-Unis. Il est titulaire d'un Master of Fine Arts en photographie de la Tyler School of Art de Philadelphie. L'artiste est représenté par la Galerie Gilles Peyroulet & Cie Paris.Il a exposé depuis 2005, tant en galerie que sur les principales foires d'art contemporain. Il a participé au 2ème Parcours Parisien de la Photographie, en 2008 et a été l'un des artistes nommés pour le Prix HSBC 2009. L'exposition le Monde Voilé, a été crée en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Rouen et créé sur mesure pour la Galerie.

© ADAGP, 2009 ; courtesy RS Grossmann et galerie Gilles Peyroulet & Cie, Paris.

Entrée libre

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Rencontre avec l'artiste
Samedi 28 mars à 11h

VOYAGES PITTORESQUES 1820 -2009 1. LA NORMANDIE ROMANTIQUE

Musée des Beaux-Arts
16 mai - 16 août 2009

Avec plus de cent trente œuvres, l'exposition du musée des Beaux-Arts témoigne de l'extraordinaire fascination que – de Bonington à Delacroix – les sites normands ont exercée sur les artistes entre 1820 et le Second Empire. L'évènement s'inscrit dans un projet en trois volets auquel participent aussi le Musée Malraux du Havre et le musée des Beaux-Arts de Caen : sous le titre Voyages pittoresques (1820-2009), les trois grands musées normands organisent des expositions simultanées qui s'attachent à l'iconographie de la région à des époques différentes. La Normandie romantique présentée à Rouen correspond au premier volet du triptyque. Elle se prolonge au Musée Malraux par une exposition intitulée La Normandie monumentale, consacrée à un chef-d'œuvre éditorial illustré d'héliogravures publié au Havre à la fin du XIXe siècle. Visible à Caen au même moment, l'exposition La Normandie contemporaine est dédiée à la commande photographique depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours.

À l'époque de la Restauration et de la monarchie de Juillet, alors que poètes et savants ont engagé le combat pour la réhabilitation de l'architecture médiévale, l'attrait qu'exerce la Normandie se nourrit avant tout du prestige de son patrimoine monumental : ce sont alors ses villes anciennes, ses sanctuaires à demi ruinés et les vestiges de l'époque féodale qui fascinent alors les peintres, les aquarellistes et les graveurs, même si un intérêt nouveau pour les motifs côtiers émerge au même moment. En 1820 et 1825, Taylor et Nodier inaugurent avec deux somptueux volumes consacrés à la Normandie la colossale entreprise éditoriale des Voyages pittoresques et romantiques. A.-E. Fragonard, J.-B. Isabey, Bonington ou Géricault contribuent à l'illustrer de lithographies qui sont parmi les premiers chefs-d'œuvre de cette technique de l'estampe : ils offrent des monuments normands une vision poétique extraordinairement inspirée et composent en même temps l'un des premiers grands manifestes en faveur de l'architecture du Moyen Âge et de la Renaissance. Leur approche pittoresque, où la description des monuments s'accompagne souvent d'effets dramatiques qui suggèrent l'enracinement dans une histoire locale, dépasse très largement le domaine de l'illustration : elle détermine très largement la représentation de la Normandie dans la première moitié du siècle. Aussi, l'exposition s'emploie-t-elle à mettre en regard des tableaux, des aquarelles et des dessins, des estampes et des livres illustrés.

Dès l'époque de la Restauration, les artistes étrangers sont nombreux à parcourir la Normandie, et en particulier les Britanniques dont la contribution à la vogue des descriptions illustrées est décisive. Esthétiquement sensibles au pittoresque des vieilles cités normandes, ils éprouvent un intérêt particulier pour le passé de l'ancien duché, lié à l'épopée de Guillaume le Conquérant. Avec une riche suite d'œuvres de Bonington, Cotman, Roberts, Boys ou Callow, l'exposition leur réserve une place centrale, alors qu'avec les peintures du Hollandais Bosboom ou de l'Italien Canella, ils témoignent d'une aura de la province qui se prolongera bien au-delà de l'époque romantique.

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €
Entrée gratuite pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi.

AUTOUR DE L'EXPOSITION

* Public individuel
Visites commentées
Dimanches 24 et 31 mai, 7, 14, 21 et 28 juin, 5, 12, 19 et 26 juillet, 16 août à 16h
Durée : 1h
Tarif : 3,80 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 18 ans

Visite traduite en langue des signes par l'association Liesse
Samedi 6 juin à 15h

Midi-musée (45 minutes)
Jeudis 11 et 18 juin, vendredis 12 et 19 juin à 12h30
Durée : 45 minutes
Tarif : 3,80 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 18 ans

Cycle de conférences
Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France de Taylor et Nodier par Ségolène Le Men, professeur d'histoire de l'art, université de Paris Ouest, iuf
Jeudi 4 juin à 18h30

Les artistes britanniques en Normandie, 1815-1860 par Diederik Bakhuÿs, conservateur au musée des Beaux-Arts de Rouen
Jeudi 11 juin à 18h30

La construction de la Normandie au XIXe siècle par François Guillet, docteur et chargé de cours à l'université de Lille 3
Jeudi 18 juin à 18h30

Concert Mélodies romantiques : Berlioz, Delibes, Bizet
Organisé par la classe de chant de Sophie Aguessy du conservatoire de Rouen
Dimanche 7 juin à 11h30
Jardin des sculptures

cinéma-musée
mardi 2 juin – 19h
entrée libre
Pierre Creton – Paysage imposé
Christophe Guérin – Pas à pas et Le Havre : port

Aide à la visite adulte

* Jeune public individuel
Stage de pratique artistique
8 au 10 juillet, 10h – 12h - Pour les 6-12 ans – 22,95 €

* Pour le public scolaire et centres de loisirs
Visites commentées, ateliers de pratique artistique
Dossier pédagogique
Rencontre avec les enseignants le mercredi 27 mai de 14h30 à 16h30

* Pour les groupes adultes
Visites commentées, Visites libres
Cliquez ici pour télécharger le parcours enseignants

CATHERINE SULLIVAN, TRIANGLE OF NEED

Musée des Beaux-Arts
19 septembre - 19 octobre 2009

Dans le cadre des Dessous du Patrimoine 2009

Qu'ont en commun les hommes de Néanderthal avec un industriel américain du début du XXe siècle ? Quels liens y a-t-il entre le cinéma nigérian et un manoir gigantesque où se mélangent les styles architecturaux de quatre siècles ? Ce sont quelques uns des éléments du projet cinématographique de Catherine Sullivan, Triangle of Need. À travers cette grande installation vidéo multi écrans, montrée pour la première fois en France, l'artiste qui vit et travaille à Chicago tisse une histoire de l'évolution, des classes sociales, de la richesse, de la pauvreté, des inégalités et de l'injustice. L'histoire de son film se déroule entre le Vizcaya Museum de Miami et un appartement anonyme à Chicago. Vizcaya est l'ancienne propriété de l'industriel américain James Deering, vice-président et héritier de l'empire agricole International Harvester. Chicago, le site de son usine, était son lieu de production industrielle et de mobilisation professionnelle. Dans ces deux endroits fortement contrastés, Sullivan expose ce qu'elle appelle des « récits-vestiges », dont l'un met en scène un riche industriel qui tente de forcer les deux derniers survivants d'une espèce d'hominidés à se reproduire...

Entrée comprise dans le billet d'entrée des collections permanentes du musée des Beaux-Arts
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €
Entrée gratuite pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi.

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Journées du patrimoine
Entrée gratuite les 19 et 20 septembre
Nocturne le 19 de 19h à 22h

Alain Sonneville & Pierre-Claude De Castro, Leur entrée dans l'art

Musée des Beaux-Arts
4 novembre 2009 – 24 janvier 2010

Il est très rare qu'un musée, peu de temps après une exposition, renouvelle l'expérience avec le même artiste. Si l'on y réfléchit pourtant, le principe de suivre un travail et d'en montrer l'évolution devrait être naturel. Mais la liste des projets en attente est si vertigineuse… C'est en partie à la ténacité d'Alain Sonneville et Pierre-Claude De Castro que l'on doit ce nouveau projet, après l'exposition Appendices. Mais c'est surtout parce que leur lien avec le musée a pris un tour si intime, depuis qu'ils y ont passé une fructueuse nuit, parce que le jaillissement artistique a été si considérable, qu'une nouvelle manifestation s'est imposée. Sa forme première est pourtant bien modeste, puisque les artistes se contentent de placer, à la place des tableaux flamands et hollandais qui quittent le musée pour Paris cet hiver, d'inoffensifs (?) cartels, comme de petits fantômes respectant strictement le format en cours au musée, mais opérant sur notre tranquille perception de l'oeuvre un puissant effet de siphon. Fantômes, les deux artistes l'ont été eux aussi durant cette nuit fatale, et on découvrira le résultat de leur confrontation aux chefs-d'oeuvre endormis dans l'un des cabinets de dessins. Dans l'autre sera projeté un film que l'on peut qualifier d'unique en son genre. Cette comédie musicale retraçant dans un exquis décalage poétique l'histoire de cette nuit au musée, des premiers contacts jusqu'à l'aboutissement, est jouée, chantée et dansée par le personnel du musée lui-même,et chacun attend le résultat avec une certaine frayeur.

Entrée comprise dans le billet d'entrée des collections permanentes du musée des Beaux-Arts
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €
Entrée gratuite pour les moins de 18 ans et les demandeurs d'emploi.

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Visites commentées (1h)
Dimanches 15 et 29 novembre, 6 décembre, 24 janvier à 15h
Tarif : 4 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 26 ans

Visite traduite en langue des signes par l'association Liesse
Samedi 21 novembre à 15h

Midi-musées (45 min)
Jeudis 19 et 26 novembre, vendredis 20 et 27 novembre à 12h30
Tarif : 4 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 26 ans

Musées en famille (1h15)
Samedi 21 novembre à 16h
Tarif : 4 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 26 ans

Cinéma-musée
Mardi 3 novembre – 20h
Vacance (fantaisie musicale)
En présence de Alain Sonneville et Pierre-Claude De Castro
Auditorium du musée des Beaux-Arts – entrée libre

Rencontre avec les enseignants
Mercredi 18 novembre, 14h30 – 16h30
sur inscription au rectorat au 02 32 08 91 00


Geneviève Asse

Musée des Beaux-Arts
27 novembre 2009 - 28 février 2010

Geneviève Asse est, pour dire les choses clairement, parmi les plus grands peintres vivants. Très rares sont ceux, en France en tout cas, qui ont poursuivi, à travers un XXe siècle semé d'embûches, la voie de la peinture pure, sans protocole ni deuxième degré, sans plaisanter. Avec une détermination inébranlable, une ambition et une sincérité aussi vastes que les champs de lumière qui respirent dans ses tableaux, Geneviève Asse a élaboré un langage abstrait qui n'appartient qu'à elle. La technique indéchiffrable de ses toiles presque monochromes entraîne le spectateur, pour peu qu'il sache s'arrêter assez longtemps devant eux, dans un véritable état de contemplation.
Loin de proposer une nouvelle rétrospective de cette production immense, toujours en développement et impossible à embrasser d'un coup, l'exposition repose sur des choix clairement arrêtés avec l'artiste. Les oeuvres les plus ambitieuses, formats gigantesques et solutions radicales, incluant des peintures peu montrées, apparaissent comme une série de manifestes. L'exposition insiste particulièrement sur les grandes oeuvres « blanches » qui ont marqué la sortie de la figuration dès les années 1950, entraînant dans une coulée de lumière les derniers vestiges de paysages et de natures mortes. La surface d'abord animée par facettes, l'espace s'ouvrant à la manière d'une fenêtre ou d'une architecture, laissent place progressivement à un champ pictural étrange, entre énergie vibrante et calme absolu. À la sensualité de la matière, aux évocations irrépressibles des éléments naturels et des atmosphères marines s'opposent la pureté irréelle des surfaces et la rigueur des coupures horizontales ou verticales. Au fil des tableaux, on assiste à l'obtention, au sens presque alchimique du terme, par l'artiste de sa propre couleur, ce bleu conquis progressivement au-delà du blanc, plus riche sans doute de lumière et d'esprit, et qui est devenu sa marque immédiatement reconnaissable. L'une des clés de cette tension entre le monde sensible et l'abstraction sévère réside dans la poésie, compagne permanente de l'artiste qui a rendu sur ses toiles de magnifiques hommages aux poètes, de Samuel Beckett à Victor Ségalen, à qui elle a dédié les sept immenses Stèles peintes entre 1992 et 1999, clôturant l'espace de l'exposition pour mieux l'ouvrir.

Billet d'entrée des collections permanentes du musée des Beaux-Arts
Plein tarif : 4,5 €
Tarif réduit : 3 €

Collection permanente du musée + exposition
Plein tarif : 6 €
Tarif réduit : 4 €

AUTOUR DE L'EXPOSITION


Visites commentées (1h)
Dimanches 6, 13, 20 et 27 décembre, 3, 10, 17, 24 et 31 janvier, 7, 14, 21 et 28 février à 16h
Tarif : 4 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 26 ans

Musées en famille (1h15)
Samedi 23 janvier à 10h30
30 adultes et 15 enfants maximum
Tarif : 4 € + entrée à tarif réduit ; gratuit pour les moins de 26 ans

Visite traduite en langue des signes par l'association Liesse
Samedi 30 janvier à 15h

Midi-musées (45 min)
Jeudis 17 décembre et 7 janvier, vendredis 18 décembre et 8 janvier à 12h30
Tarif : 4 € + entrée gratuite ; gratuit pour les moins de 26 ans

Lecture
Jeudi 14 janvier à 18h30 et à 20h
Ile aux Moines, le 10 juillet 1995
Extraits d'Un été avec Geneviève Asse de Sylvia Baron-Supervielle
Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute- Normandie / Théâtre des deux rives

Cinéma-musées
Mardi 1er décembre à 19h
Pascal Bony - Silences de lumière
Pascal Bony - Saint-Dié-des-Vosges : La Cathédrale de l'amitié
Pascale Bouhénic - How Far is The Sky ? (extrait)
Stéphane Démoustier – Geneviève Asse

Mardi 15 décembre – 19h
Séance cinéma expérimental
Proposé par Braquage et présenté par Sébastien Ronceray en présence de Geneviève Asse
Auditorium du musée des Beaux-Arts, entrée libre

Stage
Lundi 8 février, 10h – 12h
Pour les 6-12 ans – 10 €
Inscriptions à partir du 4 janvier

Vacances au musée
Du 17 au 19 février, 10h – 12h
Pour les 6-12 ans – 25 €
Inscriptions à partir du 4 janvier

Rencontre enseignants
Mercredi 2 décembre, 14h30 – 16h30
Sur réservation au Rectorat au 02 32 08 91 00

Maîtres du Nord, Tableaux flamands et hollandais du musée des Beaux-Arts de Rouen

Exposition Hors les murs
Institut Néerlandais - Paris
19 novembre 2009 - 24 janvier 2010

Tableaux flamands et hollandais du musée des Beaux-Arts de Rouen est dédiée à une partie des collections rouennaises qui n'a pas encore acquis aujourd'hui la renommée qu'elle mérite, tant il est difficile, à Rouen, de rivaliser avec le fonds si prodigieusement riche et varié des peintures françaises. Ce sont plus d'une cinquantaine d'oeuvres qui sont présentées au public parisien dans le cadre de Maîtres du Nord. Le soutien de la Fondation Custodia permet de publier à cette occasion le catalogue complet des tableaux flamands et hollandais, du XVIe au XIXe siècle.
Présenter la fine fleur du fonds nordique dans les salons de l'Institut néerlandais offre l'occasion de considérer d'un oeil neuf ce qui est en fait l'un des plus singuliers ensembles de tableaux flamands et hollandais qui soient conservés dans un musée français. La saveur bien particulière de la collection tient pour une bonne part à la place exceptionnelle du XVIe siècle : avec Pieter Aertsen, Maerten de Vos, Vænius ou Bloemaert, le maniérisme nordique y est superbement représenté. Quant à la collection de peintures du XVIIe siècle, elle abrite de très belles pièces classiques, comme les tableaux de Ter Borch, Thomas de Keyser, Kalf, Van Goyen, Berchem ou Gillis van Tilborch, mais elle est riche aussi en oeuvres intrigantes, inattendues et rares, auxquelles les amateurs sont aujourd'hui particulièrement sensibles comme les peintures de Paulus Bor, Caesar van Everdingen ou Cornelis Gijsbrechts. Si elle ne dégarnit pas intégralement les salles nordiques et si – en raison de leur fragilité ou de leur format – certaines pièces majeures comme le Gérard David ne seront pas présentées à Paris, cette exposition hors les murs ouvre cependant, l'espace de quelques mois, des brèches importantes dans le parcours des collections permanentes. Des oeuvres d'Alain Sonneville et Pierre-Claude De Castro viennent occuper avec humour et élégance les espaces temporairement libérés.

Expositions en cours
Crédits photos : Catherine Lancien, Carole Loisel et Morgan Cavecin
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